Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
1 juin 2009 1 01 /06 /juin /2009 09:14


Sujet : L'histoire d'un pigeon qui ne veut pas chier n'importe ou.
Contraintes :  Jamais parler de caca, merde, chiasse, crotte et autre mots issus de la scatologie.
Auteur du sujet : Antar.



L'histoire d'un Pigeon qui ne veut pas chier n'importe où
par Antar & Monsieur Poulpe

Il avait eu une belle vie pensa-t-elle. Le roi pigeon souriait de son bec en repensant à toutes ces aventures qui avaient poncutées sa vie. Désormais, vieux, fatigué, au crépuscule de son existence, il trônait ainsi, sur son lit de mort, allongé simplement, sa grosse bedaine légendaire et tout juste coiffé de sa couronne de roi des animaux.
Ce bon vieux Roi Pigeon avait mené tant de luttes, tant de combats, mais également dirigé avec tant de sagesse le royaume des forêts.
Le roi pigeon attendait ainsi que la mort vienne le chercher, pendant qu'autour de lui, tous les animaux du royaume venait à son chevet, lui déposer des offrandes, des chansons, ou des danses. Il y avait la famille Castorberg, les castors juifs qui apportaient des batons d'or. Il y avait Ludovic Fouisson, le chevreuil à la machoire inversée qui pouvait macher des aliments contre sa gorge. Il y avait même le clan Mabouko, les renards africains à qui personne ne parlent qui étaient venus au chevet du roi pour lui montrer leur respect.
Mais de tous ceux qui étaient présent à cette séance d'adieux, c'était elle qui avait le plus sa place aux côtés du Roi Pigeon : Jenny la colombe. Sa bien aimée.
Elle était en retrait, et regardait silencieusement le manège des sujets du royaume. Mais elle, celle qui avait soutenu le Roi Pigeon toute sa vie, connaissait bien mieux que quiconque l'oiseau qui portait la couronne. C'était elle qui en été tombée amoureuse il y a de celà 20 ans, et c'était elle qui l'avait aidé à devenir le roi des animaux. C'était maintenant elle, qui devait faire bonne figure dans sa petite robe blanche en soie, et soutenir son mari et roi, durant sa lente et douloureuse progression vers l'au-delà.
Jenny se souvenait de la terrible epreuve qui les avait rapprochés. Quand le roi pigeon dut subir le grand test afin de savoir si il pouvait porter la coiffe de chef.
Parcourir tout le royaume sans s'arreter, pas même aux toilettes, en étant poursuivi par une nuée de corbeaux. En se remémorant ce terrible souvenir Jenny eu la chair de poule. Ses plumes tréssaillèrent, serra de ses griffes sa petite robe blanche en soie et elle ferma ses paupières....

.... CROA ! CROA ! PIGEON ! ARRETE-TOI UN PEU TU DOIS ETRE FATIGUE ! lança un corbeau, les yeux injectés de sang par la folie. Les corbeaux, rendus fous par la vitesse entouraient le pauvre pigeon et lui donnaient violemment des coups d'ailes dans l'estomac. Le pigeon, bien trop concentré par sa tâche ne se laissait pas faire.
Laissez moi twanquiwle pauwvres cowrbeaux ! vous pewrdez votwre temps ! répondit le pigeon, avec son accent anglais inimitable. Le pigeon avait déjà parcouru la moitié du trajet, il arrivait à faire abstraction de la fatigue. Mais hélas, il ne pouvait oublier que ses intestins le tiraillaient suite à son repas. Il ne pouvait, non il ne pouvait se permettre de s'arreter, ou de faire ses besoins en plein vol. Que dirait-on de lui si jamais il devant le roi des animaux ? Lui qui était surement observé depuis le sol par tous les animaux ? si jamais il se permettait de se relacher en plein vol et que le fruit de ses entrailles tombe sur le visage de l'un de ses futurs sujets ? Non c'était impossible, il ne pouvait pas faire ça. Il devait tenir...
... CROA ! CROA ! TU AS L'AIR DE TRANSPIRER ! QU'EST CE QU'IL SE PASSE ! TU VEUX LACHER DES PRALINES ! criait narquoisement l'un des corbeaux dans l'oreille du pigeon. A cette vitesse, et à cette altitude, le moindre élément pertubateur peut-être fatal. Mais le pigeon sentait bien que son ventre lui faisait de plus en plus mal. Il pouvait sentir chaque muscles de son ventre jusqu'à la sortie de son petit plumage. Il avait la "praline" comme disaient ces bêtes corbeaux, aux bords du bec.
... CROA ! CROA ! TU VEUX DU PAPIER PIGEON ! TU VEUX T'ARRETER ? CROA ! les cris des corbeaux devenaient de plus en plus violents, la fatigue plus intense, et la douleur présente dans chacuns de ses membres. 
Le pigeon, à bout de force, la sueur ruissellant le long de ses plumes, entouré par le nuage de corbeaux menaçants, commençait à renoncer à cette epreuve pour devenir le roi des animaux. Quand il se dit qu'il allait abandonner et ceder aux caprices de son transit intestinal, il vit au loin, perché sur le sommet d'un sapin, la belle Jenny, la colombe à la robe en soie blanche. Jenny était tout pour lui, depuis l'école il l'aimait en secret, et jusqu'à la fin de sa vie, il en serait amoureux. Il le savait. Et quelle plus elle déclaration d'amour pouvait-il faire, que la demander en mariage en étant le roi des animaux ?
Le pigeon eut la révélation de sa vie. La vision de Jenny pouvait lui faire oublier tous les maux, les malheurs, et la douleur de ce monde. à ce moment précis de sa vie, Jenny lui donna des ailes. Des vraies. Pas de simples ailes avec des plumes non, des ails de conquérant, de vainqueur. Car oui le pigeon allait passer cette épreuve. Il fit table rase de son estomac et toutes les choses infectes qui suintaient à l'intérieur, rentra les épaules, et laissa les corbeaux sur le carreau tellement il accelera. En passant devant Jenny, qui tenait sa petite robe blanche d'admiration... il lui cria... JENNY JE T'AIME ! ET JE VAIS TE LE PWROUVER ! JE VAIS DEVENIWR LE WROI DES ANIMAUWW !...
 
Cet accent anglais retentissait dans la mémoire de Jenny, le sourire au bec. Pourquoi avait-il cet accent anglais ? Personne ne le su jamais. Et personne ne le saurait. Le roi Pigeon allait bientôt disparaitre et rejoindre ses ancêtres. Seulement à la différence de ses ancêtres, le roi pigeon avait une particularité. De mémoire, Jenny était certaine que jamais il n'y tel cas dans l'histoire de leur royaume. Un pigeon qui, par crainte de blesser son image de roi, n'était jamais passer par les cabinets pour se soulager. Non. Depuis le jour de cette terrible epreuve avec les corbeaux, le roi pigeon n'avait jamais voulu aller aux toilettes. D'abord pour devenir une icone, un roi qui est au dessus de ses sujets et qui n'est pas ennuyé par les problemes bassements terrestres, et ensuite pour une raison évidente, avec le temps, il avait peur d'en mourir. En effet, le Roi pigeon portait un estomac énorme. Cela se ressentait au niveau de ses urines, bien trop foncées. Mais Jenny passait outre ce détail, elle préférait aimer ce courageaux et sage pigeon, plutôt que de s'arreter à l'excentricité de cette histoire de colon.
Jenny ecrasait une larme sur sa joue, en repensant à la jeunesse de son mari, rangeait son mouchoir dans la poche de sa petite robe blanche, et observait l'amour de sa vie, allongé sur son lit funeste. Une couronne sur la tête, des ailes ridées, et un estomac gigantesque. Le roi pigeon était tout sauf banal. Jenny détourna le regard, tant l'idée d'être veuve lui faisait du mal. Elle se disait qu'elle devrait quitter sa petite robe blanche en soie pour très certainement porter bientôt une robe noire de deuil. Son regard s'arreta sur un petit renard qui déposait une gerbe de lfeur au pied du lit du Roi pigeon... quand soudain..

Le roi pigeon fut pris de convulsion ! Il sautait sur place, en toussant ! Un cri de stupéfaction général vint de l'assemblée ! Très vite les gardes hirondelles firent sortir les sujets ! Les médecins libéllules accourèrent au chevet du Roi ! Et Jenny se lanca sur son époux ! Le roi Pigon avait le visage rouge, il toussait, toussait ! ses plumes tremblaient, tremblaient ! Et aussi vite que la crise était venue, le Roi pigeon mourut. Il s'éteint doucement, en regardant Jenny dans les yeux... "Je t'aiwme..." dit-il tout doucement...
Jenny, sentant le monde s'écrouler autour d'elle, crut mourir aussi, elle perdit une partie d'elle, le chagrin était immense en une fraction de seconde, le monde s'effaca à ses yeux et elle ne vit plus que son mari, allongé sur son lit de mort, elle se jeta sur lui, pour le serrer une dernière fois contre elle. Elle sauta sur le ventre du pigeon.
L'un des docteurs libéllules cria "Non Jenny ! Les sphincters vont se rela.... !"...
C'était trop tard.

La robe de Jenny était finalement noire.



à demain pour un nouveau conte forcé, n'oublie pas de balancer ton sujet en commentaire cher lecteur.

Partager cet article

Repost 0
Published by Monsieur Poulpe - dans Livin' la vida loca
commenter cet article

commentaires

Jean Louis 05/12/2009 23:27


Raaah putain de merde c'est trop fort ! bite chatte poil !


frottman 11/06/2009 22:00

trop classe j 'en est eu les larmes au yeux par moment et un fou rire a d'autre je croi que ma copine songe a m interner apres m'avoir vu faire a bientot si j'arrive a m échappé

Mr+Jo 03/06/2009 08:37

La claaaaaaque... ah bin je regrette pas d etre venu... dire qu il m en reste encore 2 à rattraper... Franchement très bel exercice de style!

Général Monvier 03/06/2009 00:09

"et si patrick hernandez n'avait jamais chanté born to be alive : un conte moral contemporain d'anticipation"

primalmotion 02/06/2009 23:33

Dis donc, il est 23h32, te chie pas, on t'attend au tournant.

Le Blog En Mode Corporate

  • : Le blog de Monsieur Poulpe
  • : Si internet a été créé, c'était pour y placer ce blog sur un coussin en velours.
  • Contact

<3

facebook.pngtwitterinsta

Recherche

Le geek c'est chic :


tshirtmmg-copie-2.jpg

 

tshirtkarateboy1.jpg